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Quels sont les premiers symptômes du canal carpien ?

Dr Lior Amsallem, chirurgien orthopédiste à Paris, spécialiste de la mainMis à jour le

Femme en t-shirt qui se tient le poignet d'une main, paume ouverte

Le syndrome du canal carpien commence presque toujours par des signes nocturnes. Des fourmillements dans le pouce, l’index et le majeur réveillent en fin de nuit. Ils s’apaisent quand la main est secouée ou laissée pendante hors du lit. Viennent ensuite un engourdissement matinal, une maladresse pour les gestes fins, puis une perte de force de la pince. Ces symptômes traduisent la compression du nerf médian dans un tunnel étroit du poignet.

Devant une main qui s’endort, je cherche ces réveils en premier. Ils ont plus de valeur qu’une douleur isolée. Par leur territoire, ils orientent vers une compression du nerf médian au poignet. Et lorsqu’ils se répètent au point de couper vos nuits, je ne temporise pas. Plus la compression du nerf médian dure, moins la récupération est complète.

Les tout premiers signes, dans l’ordre où ils apparaissent

La main qui s’endort en fin de nuit

Le signe inaugural le plus constant. Pendant le sommeil, la flexion du poignet augmente la pression à l’intérieur du canal et comprime davantage le nerf médian. Vous vous réveillez la main engourdie, parfois des deux côtés.

Le geste de secouer la main pour faire passer

Presque tous les patients le décrivent avant que je le demande : secouer la main, la laisser pendre au bord du lit, ouvrir et fermer les doigts. Le soulagement arrive en quelques minutes. Ce geste est déjà un argument diagnostique.

Un engourdissement au réveil qui met du temps à partir

Au début, la sensation disparaît en quelques instants. Plus tard, elle s’attarde le matin, puis pendant la journée. Le passage du symptôme nocturne au symptôme permanent marque l’évolution. Je le fais préciser en consultation.

Trois doigts et demi, et pas toute la main

Le nerf médian couvre le pouce, l’index, le majeur et la moitié de l’annulaire. Un patient décrit rarement ce territoire avec cette précision. L’auriculaire épargné reste un bon repère. Une main qui s’endort en entier doit faire chercher autre chose.

Les signes qui montrent que la compression s’installe

Des objets fins qui échappent

Un stylo, une clé, une aiguille, un bouton de chemise. La main perd la finesse avant de perdre la force. Cette maladresse se remarque souvent au travail ou dans la cuisine, bien avant d’être rapportée comme un symptôme.

Une perte de force à la pince

Serrer entre le pouce et l’index devient moins sûr. Ouvrir un bocal aussi. Cette perte de force concerne les muscles commandés par le nerf médian à la base du pouce. Cette perte de force vient de l’atteinte du nerf médian et ne se récupère pas par l’exercice.

La fonte musculaire à la base du pouce

Cette fonte musculaire est un signe tardif, que je ne veux pas voir arriver. Le relief charnu situé à la base du pouce s’aplatit. À ce stade, la libération du nerf arrête l’aggravation. La récupération musculaire, elle, n’est plus toujours complète.

Ce qui ressemble à un canal carpien sans en être

Des fourmillements limités à l’auriculaire

S’ils touchent l’auriculaire et l’autre moitié de l’annulaire, il faut chercher le nerf ulnaire, comprimé le plus souvent au coude et plus rarement au poignet. Les symptômes se ressemblent. Le traitement n’est pas le même.

Une douleur sans le moindre fourmillement

Une douleur de la base du pouce réveillée par la pince oriente plutôt vers une rhizarthrose. Une douleur du bord du poignet côté pouce, déclenchée par les mouvements du pouce, évoque une ténosynovite de De Quervain.

Un doigt qui se bloque en flexion

Un blocage franc, qui cède d’un coup et qu’il faut parfois lever avec l’autre main, est un doigt à ressaut. Il accompagne souvent un canal carpien. Je recherche systématiquement l’un quand je trouve l’autre.

Quand consulter, et ce que je vérifie

Le moment où il ne faut plus attendre

Des réveils nocturnes répétés depuis plusieurs semaines. Un engourdissement qui devient permanent. Une gêne dans les gestes fins. Ces trois situations doivent amener à consulter. Attendre davantage expose à une atteinte du nerf moins réversible.

L’examen clinique, puis l’électromyogramme

L’examen suffit souvent à évoquer le diagnostic. L’électroneuromyogramme, réalisé par le neurologue, le confirme et mesure la sévérité de l’atteinte, légère, modérée ou sévère. Dans la grande majorité des cas, je le considère comme une étape clé. Je l’interprète toujours avec votre examen clinique, jamais isolément.

Chirurgien de la main et chirurgien orthopédiste à Paris, je reçois beaucoup de patients dont le seul motif est cette main qui s’endort la nuit. Si ces premiers signes durent depuis plusieurs semaines, une consultation permet de confirmer leur origine et de décider de la suite. Je consulte à Paris, 3 rue du Regard dans le 6e et 28 rue des Peupliers dans le 13e. Prendre rendez-vous.

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