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À quel stade faut-il opérer une maladie de Dupuytren ?

Dr Lior Amsallem, chirurgien orthopédiste à Paris, spécialiste de la mainMis à jour le

Paume ouverte dont le majeur reste replié, fond sombre

Dans la maladie de Dupuytren, l’indication opératoire dépend de la rétraction des doigts, pas de la taille des nodules. Le repère est le test de la table. Tant que votre main se pose à plat sur un plan dur, je vous propose de surveiller. Quand un doigt reste décollé, l’opération se discute. La gêne dans les gestes du quotidien et l’articulation touchée entrent aussi dans la décision.

Je propose d’opérer quand la bride vous empêche de poser la main à plat sur une table. Un nodule isolé ne justifie pas d’opérer, car la maladie évolue par poussées. Au bloc opératoire, je retire alors la bride de façon sélective.

Quand l’opération se discute

Le test de la table, le repère principal

Posez la paume à plat sur une table, doigts tendus. Si un doigt reste soulevé au-dessus du plan, la rétraction est installée et l’opération se discute. Une boule seule ne suffit pas.

Pourquoi ne pas opérer dès le premier nodule

Un nodule peut rester stable longtemps, et la maladie progresse par poussées imprévisibles. Avant qu’une bride ne retienne le doigt, la main fonctionne encore normalement.

La gêne du quotidien

Si la rétraction vous gêne pour serrer une main, mettre un gant, vous laver le visage, tenir un volant ou un manche, l’opération se discute même quand la rétraction est modérée. Une rétraction plus marquée mais bien tolérée peut être surveillée.

L’articulation touchée

Quand la rétraction est ancienne et fixée sur l’articulation du milieu du doigt, le résultat de l’opération risque d’être partiel. Consultez donc avant que la rétraction ne soit installée depuis plusieurs années.

Que faire en attendant

Surveiller une main qui se pose encore à plat

Refaites régulièrement le test de la table chez vous, et consultez de nouveau si la main ne se pose plus à plat. Prenez une photographie datée de votre main, de profil, pour comparer d’un contrôle à l’autre.

Les changements qui doivent vous faire revenir plus tôt

Consultez avant la date prévue si votre doigt accroche dans les poches, si une corde se tend nettement ou si le doigt perd de son extension en quelques mois.

Arrêter le tabac avant l’opération

La peau de la paume est fine et sa vascularisation est fragile. Le tabac augmente le risque de retard de cicatrisation après une aponévrectomie. Je vous demande donc d’arrêter de fumer huit semaines avant l’intervention.

Équilibrer un diabète

Un diabète mal équilibré augmente le risque d’infection et de complication de la cicatrice. Il ne contre-indique pas l’opération, mais il vaut mieux l’équilibrer avant d’opérer.

L’opération que je pratique à Paris

L’aponévrectomie chirurgicale

Je pratique l’aponévrectomie chirurgicale. Au bloc opératoire, je retire le tissu fibreux responsable de la rétraction, en préservant les nerfs et les vaisseaux du doigt. La page de l’intervention détaille la technique et les suites. Au cas par cas, je pratique aussi l’aponévrotomie à ciel ouvert, un geste plus limité qui sectionne la bride sans la retirer.

Ce que je ne pratique pas

Je ne réalise pas d’aponévrotomie percutanée à l’aiguille au cabinet. Je ne pratique pas non plus les injections de collagénase, dont le produit n’est plus disponible en France.

Une main après l’autre

Quand les deux mains sont atteintes, j’évite de les opérer en même temps, car vous aurez besoin de l’autre main pendant plusieurs semaines. Nous commençons par la main la plus gênante, puis nous rediscutons de la seconde.

Je suis chirurgien de la main et chirurgien orthopédiste à Paris. Je décide avec vous du bon moment pour opérer votre Dupuytren. Je consulte à Paris, 3 rue du Regard dans le 6e et 28 rue des Peupliers dans le 13e. Prendre rendez-vous.

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